10L’article du Dauphiné, ci-joint, consacré à l’exposition des écoles aux pesticides, et plus particulièrement au cas de l’école de Remollon, s’inscrit dans une démarche légitime d’information et de vigilance. Néanmoins, sa lecture peut donner une impression d’alerte forte qui mérite d’être relativisée à la lumière des éléments rapportés dans le même article.
La classification de l’école parmi les établissements « les plus exposés » repose sur une estimation théorique liée à la proximité des vergers, et non sur des mesures effectives ou sur l’identification précise des molécules utilisées à proximité immédiate de l’école. D’ailleurs, les données citées indiquent que la commune de Remollon figure parmi les moins exposées aux pesticides les plus dangereux, un point essentiel qui atténue fortement la portée alarmante du classement.
Par ailleurs, les témoignages recueillis localement décrivent une évolution notable des pratiques agricoles. Réduction des traitements, recours à des produits moins agressifs, horaires adaptés pour éviter toute exposition des enfants, arrachage des arbres situés trop près de l’école pour éloigner le danger.
Ces mesures traduisent une prise de conscience réelle et des efforts concrets de la part des exploitants concernés que la commune soutient pleinement. Elles montrent que la situation actuelle n’est pas figée et qu’elle s’améliore.
Enfin, l’absence d’inquiétude marquée parmi les habitants, l’équipe pédagogique, les parents d’élèves et les élus locaux ne relève pas d’un déni, mais semble plutôt s’appuyer sur une réalité de terrain et sur une prise de conscience collective de la volonté des agriculteurs de s’adapter à une pratique respectueuse de l’environnement, volonté que la commune souhaite encourager.
Le plan de situation montre que le risque est circonscrit à la façade sud de l’école. La récupération par la commune du terrain situé en contrebas permet d’éloigner ce risque à plus de 50 mètres. Par ailleurs, la sensibilisation des arboriculteurs, qui s’abstiennent de tout traitement en présence d’activités scolaires, contribue à réduire encore davantage le niveau de danger.

